S’autoriser l’accès au bonheur…

Posté le Mardi 14 septembre 2021

Tous les adultes vous dirons que leur tourments viennent de blessures d’enfants. Si un tel est ainsi c’est que sa mère était comme cela, si une autre est comme ceci c’est suite à un manque ou un traumatisme durant son enfance… Cette idée est bel et bien fondée. Toutes les expériences que nous vivons durant l’enfance forgent l’adulte en devenir. La théorie de l’attachement en autres choses, a permis d’ouvrir les yeux aux personnes les plus réfractaires. Un enfant, un acte, une conséquence à long terme, c’est ainsi que l’humain fonctionne.

Mais alors comment une fois adulte peut on « réparer » ses accidents de parcours afin de se libérer du fardeau porté depuis déjà bien trop longtemps?

Je crois que la première étape est d’apprendre à se connaitre, à se comprendre surtout. L’introspection est un exercice délicat qui demande souvent d’être guidé par une tierce personne nous obligeant à regarder sous un nouvel angle ce qui se trouvait juste là sous notre nez. Appuyer là où ça fait mal.

Je me suis pliée à « l’exercice ». Un jour quelqu’un m’a dit « mais qu’est ce que l’enfant que vous étiez ,a à se faire pardonner pour infliger tant de souffrance à l’adulte que vous êtes? » Voilà le genre de petite phrase qui vous plonge dans la perplexité la plus totale vous obligeant à vous triturer l’esprit pour obtenir LA réponse. Ceci étant dit il y a rarement une seule réponse. C’est un enchevêtrement de circonstances, d’actes et de rencontres qui font de nous ce que nous sommes.

J’étais une enfant plutôt timide et réservée. Issue d’un milieu dit « moyen », mes parents travaillaient dur et les termes loisirs, vacances ou activités ne faisaient pas partis de leur vocabulaire. Mes week-ends étaient rythmés par les visites chez mes grands parents bien souvent pour y travailler . Mes parents étaient de bons enfants, ceux sur qui les anciens pouvaient compter pour avoir du bois de chauffage l’hiver, des légumes maison et des champs de patates bien exploités. Nous étions une famille, notre participation à mon frère et à moi même était une évidence. Jamais il nous serait venu à l’idée de nous plaindre du fait de participer à ses tâches. Dans ma famille l’entraide, le partage et le travail sont des notions primordiales.

Mon père qui était mécano et bon bricoleur passait tout son temps libre par monts et par vaux pour venir en aide aux autres. Voisins, amis, famille, ils avaient tous besoin de ses services. Que ce soit des travaux de maçonnerie allant jusqu’à des parcelles de forêts à débiter et en passant par la simple vidange d’une voiture, mon père était un courant d’air. De nature bileuse, il rentrait harassé de ces journées à rallonge. Le vin qui lui avait permis de tenir la distance devenait alors un poison qui rejaillissait sur nous sous la forme de colères monumentales. J’entendais alors cet homme que j’admirais tant, hurler à quel point il voudrait être ailleurs qu’avec nous, comme nous le « faisions chier », comme il était fatigué, qu’il finirait par « se barrer »… Le moindre mot prononcé par ma mère, le moindre regard de mon frère pouvait déclencher sa fureur. Plus les années passaient plus mon frère prenait en force et s’interposait entre lui et nous pour nous protéger d’éventuels coups que l’on craignait de voir tomber quand le côté sombre de mon père prenait le dessus. J’ai le souvenir des hurlements de ma mère terrifiée de voir deux êtres si chers à son coeur s’empoigner avec rage, finissant bien souvent au sol épuisés en pleurs après avoir cogné tour à tour les murs d’une maison devenue soudain si minuscule. Je me revois me cloitrer dans ma chambre collée dos à la porte, les mains écrasant mes oreilles dans l’espoir que les cris cessent. Espérant que le calme revienne…

Mon père est un homme bon, honnête et travailleur. Il à toujours travaillé jusqu’à l’épuisement espérant ainsi que l’on ne manque de rien. Pour lui être un bon père de famille était synonyme de labeur et de sacrifices. Les moments où il n’était pas sous l’emprise de l’alcool il savait se montrer drôle et rassurant.

Ma mère à toujours été une maman, ni une épouse accomplie, ni la meilleure amie de quelqu’un, ni la fille aimée de sa famille. Ma mère est née quand elle à découvert son rôle de mère. Après une enfance très rude et un manque cruel d’amour durant toute son enfance elle est tombée amoureuse d’un des premiers hommes qui lui est accordé un peu d’égard. Espérant enfin être aimée et choyée elle s’est mariée à une écorché vif dont les propres blessures l’empêchaient d’apporter cette tendresse dont elle aurait eut tant besoin. J’ai vu ma mère sous les traits d’une victime durant de nombreuses années. Jusque dans ma vie d’adulte. Tout son besoin d’affection c’est reporté sur moi. Mettant alors sur mes frêles épaules le rôle de fille, de meilleure amie, de confidente. Mais comment apprendre à voler de ses propres ailes  quand on sait qu’en cherchant à s’éloigner un tant soit peu de sa mère celle-ci le vivra comme la pire des trahisons? Comment se libérer d’une étreinte d’amour si forte qu’elle vous étouffe…

Voici posées les premières pierres de la culpabilité. Voir mon père épuisé jusqu’à vouloir nous renier, voir mon frère prendre les coups à ma place, me détacher d ‘une mère trop fusionnelle… L’enfant que j’étais n’a rien fais de mal à ces moments là. Pourtant le sentiment d’être responsable du malheur des miens ma hanté toute ma vie. Je me suis inconsciemment privée de bonheurs n’estimant pas les mériter. Je me suis choisi des bureaux pensant devoir subir un rôle de victime à mon  tour. Et puis… j’en ai eus marre. Je suis devenue maman à mon tour et je refusais l’idée qu’un jour l’un de mes enfants cherchent à reproduire ce même schéma. J’ai repris ma vie en main et j’ai décidé que j’avais le droit au bonheur. Je ne dis pas que c’est tous les jours facile non. Bien au contraire le creux de la vague m’emporte encore souvent dans les bas fonds, mais j’ai appris à refaire surface encore et encore. Je ne laisserai pas ma part aux autres. Je mérite mon bonheur pour moi et pour ceux que j’aime.

 

songessurpages @ 22 h 45 min
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Quand sait-on que l’on a échoué?

Posté le Jeudi 1 juillet 2021

Comment savoir quand l’échec est atteint? Lorsqu’on est tellement occupé à se débattre pour tenir bon, pour sauver se qu’il reste à sauver? A quel instant peut-on se dire: « ok j’arrête, j’abandonne. »

Accepter la défaite, qui plus est quand elle implique d’autres que nous même peut être un acte particulièrement douloureux. Après avoir passé des années à essayer de faire ce que l’on croyais juste et bienveillant, après avoir tenté de garder sa ligne de conduite en étant persuadé qu’elle était la bonne le réveil peut- être brutal.

Je réalise que depuis longtemps je me débat contre l’inexorable, j’ai échoué dans le rôle qui m’était le plus cher et aujourd’hui même, pour la première fois, j’admets l’impensable. Je n’ai pas su être à la hauteur. Je dois revoir mon jugement, trouver un nouvel angle de vu. Mais comment se relever et prendre du recul quand le monde semble s’écrouler sous mes pieds?

Une fois de plus j’ai le sentiment de ne plus être la solution mais bien le problème. Disparaître, ne plus parasiter la vie de ceux que j’aime, voilà qui serait peut-être la meilleur alternative. Je crois que c’est précisément là que j’atteint l’échec.

songessurpages @ 12 h 49 min
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ça va?

Posté le Vendredi 18 juin 2021

Voici une petite phrase anodine qui pourtant peut être si lourde de sens. Combien d’entre nous l’échappent comme une simple formule de politesse. Peu de gens posent la question en souhaitant une réponse sincère.  Elle est dite sans arrière pensée, juste comme ça parce qu’on imagine toujours que les gens vont bien jusqu’à ce qu’ils s’écroulent.

Hélas répondre un oui franc et honnête est parfois impossible.

Le mal-être est un sentiment bien difficile à évincer quand il s’est insinué petit à petit et qu’il à fini par prendre toute la place. L’effet papillon, cette idée qu’un battement d’aile insignifiant puisse provoquer une tempête de l’autre côté de la Terre, c’est ainsi que l’on passe du surmenage à la dépression.

Ce réveiller chaque matin plus las que la veille. Vouloir plus que tout aller bien mais en être littéralement incapable, c’est une chose qui nous tombe dessus sans crier gare.

Parfois les problèmes s’accumulent on y fait face avec courage et vélocité puis un jour alors que les choses semblent s’arranger le moindre tracas nous paraît insurmontable. Ce n’est pas forcément la difficulté de l’instant T qui nous plonge dans le marasme le plus total. L’accumulation des moments difficiles, l’énergie déployée à se construire ou se reconstruire, les projets tenus à bout de bras jusqu’à leur réalisation finale sont autant de poids ajoutés  sur une structure déjà fragilisée. Même si ce sont des démarches positives elles n’en restent pas moins énergivores. Mais alors comment faire comprendre au monde qui nous entour d’où vient cette souffrance qui nous accable.

Quand tout ce qui fait notre quotidien nous angoisse et nous étouffe, que faire? Quand les personnes que nous aimons sont autant de personnes dont on voudrait fuir la compagnie, que faire? Quand on à le sentiment d’avoir tout raté jusqu’à l’éducation de ses propres enfants comment réagir?

Je me regarde dans un miroir et tout ce que j’y voit me dégoute. Mon corps, ma peau, mon visage. Je me déteste et me sens détestable. Je regarde ma vie et le bilan me parait bien sombre. Des enfants si doux devenus insolents et insatisfais, un physique dans lequel je ne me reconnais plus, un couple déjà terni par le poids du quotidien, une vie à mille à l’heure dans laquelle j’ai le sentiment de tout survoler. Un vieux combat ravivé qui surgit comme un fantôme du passé.

Certaines personnes soutiennent l’idée que le bonheur n’est pas un acquis. Il faut le vouloir, chercher à l’entretenir, le protéger précieusement face à l’adversité. Mais…, peut-on réellement choisir d’être heureux? Quoi qu’il en soit, peut-on faire le choix de ne pas être envahi par la morosité?

 

Quand notre désir le plus profond est de disparaitre, pas de mourir car nos proches seraient dévastés, non je parle de disparaitre comme de n’avoir jamais existé. Se dire qu’en une fraction de seconde nous pourrions être soulagé de cette douleur écrasante à l’estomac qui nous nous étouffe. Quand notre seule véritable besoin est la solitude, le néant, le calme plat et que la vie bourdonne autour de nous comment faire pour être présent et réussir à l’être avec bienveillance? La culpabilité devient notre lot quotidien. Une croix si lourde à porter que le simple fait de mettre un pied à terre le matin est un acte que l’on repousse autant que possible. Une fois réveillé il faut faire fasse à la réalité, celle la même qui nous consume à petit feu.

Le fameux « ça va  » devient une flèche que l’on nous envoi en plein coeur car il est impossible d’y répondre sans être empreint d’hypocrisie. Bien sûr que ça va, pourquoi ça n’irait pas? Je suis jeune, en pleine forme, mes enfants sont en bonne santé, je suis en couple avec une personne formidable et l’heureuse propriétaire d’une magnifique maison! Et bien non ça ne va pas.

A ce moment là c’est un sentiment de honte qui nous envahi car oser se plaindre quand à priori la vie nous à tout donné c’est impensable et inacceptable dans notre société. Quand la personne qui partage votre vie refuse d’entendre vos explications sur cet état que vous ne contrôlez pas et qu’elle questionne encore et encore espérant une réponse qui la rassure, alors, le gouffre se creuse un peu plus, jusqu’à devenir un abîme dont il est de plus en plus difficile de sortir. Lorsque les yeux de l’être aimé sont remplis d’incertitude, de peur ou pire d’animosité, c’est un sentiment de solitude totale qui nous submerge.

Un regard neutre, serais si salvateur. Des silences respectueux serais si réconfortants. Mais l’être humain est ainsi fait qu’il cherche toujours à comprendre et à résoudre. Alors à la honte et la culpabilité de ne pas réussir à retrouver la joie de vivre s’ajoute le fardeau de devoir se justifier à chaque moment de doute pour rassurer l’autre.

Laissons donc le temps au temps. Ce qui à mis des années à s’effondrer ne peut être reconstruit en un claquement de doigt.

 

 

. Je n’ai plus la force d’avancer mais je n’ai pas le choix car on ne démissionne pas quand on est maman. Je peux baisser les bras pour tout mais pas pour ça alors j’avance à tâtons en espérant voir enfin la ligne d’arrivée. A de nombreuses reprises j’ai pris le temps de t’expliquer tout ce qui m’a conduit à être dans cet état. Je t’ai confié mes tourments et mes inquiétudes sur l’avenir de mes enfants ainsi que le notre par voie de fait. A chaque coup dur, chaque coup de mou, chaque angoisse j’ai tenté de te confier mes blessures pourtant aujourd’hui encore tu me demande : »ça va ? » quand mon regard se perd dans le vague ou que mon visage se ferme. J’ai fais les démarches nécessaires pour aller mieux et posé un nom sur mon mal-être: dépression. Ce n’est pas une mauvaise passe, c’est une maladie, une plaie qui semble ne jamais pouvoir cicatriser et s’ouvre béante au moindre faut pas. Tu me scrute comme si tu attendais un miracle, comme si un beau matin j’allais me réveiller et que par magie le brouillard se soit dissipé. Je tente pourtant d’appuyer sut les moments positifs quand il y en a et de te le dire dès que je me sens bien mais tu n’y prête pas cas et au prochain moment de blues ta question assassine: « ça va? »  Comme si tu tombais des nues. Tu me redemandes des explications mais que dire de plus? Tu sais déjà tout. Pourquoi vouloir à tout prix des réponses que je n’ai pas. Quand je justifie ma souffrance tu refuses de croire que ce soit la seule explication. Et bien c’est pourtant la seule que j’ai à te donner.

songessurpages @ 21 h 25 min
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Ai- je bien fait ?

Posté le Dimanche 19 janvier 2020

Le ciel prend une teinte orangée, entre chien et loup l’heure est à la nostalgie. Tout semblait plus simple avant. Avant quoi? Je ne sais plus vraiment. J’ai le sentiment d’être dans une guerre perpétuelle. Les combattants changent mais l’épuisement reste bien constant. Plus jeune je n’avais pas d’ennemi. Appréciée de tous ou presque. Je m’écrasais face à mes détracteurs et arrondissais les angles pour ne surtout pas froisser ceux dont l’intérêt porté à mon égard était fragile et ainsi conserver un semblant de valorisation . Le poids des années, l’expérience de la vie ont réussi à me donner le courage de ne plus courber le dos. A me rebeller quand je me sens agressée, jugée ou dévalorisée sans raison. Alors les conflits sont devenus inéluctables. A ça rajoutons la maternité et ses nouveaux combats éducatifs. Aujourd’hui quand mes enfants piquent une crise de colère, qu’ils vont parfois jusqu’à m’insulter ou pire vouloir lever la main sur moi je me demande : ai-je bien fais? Pourquoi sont-ils si virulents dans leur opposition? Y a t’il d’autres parents aussi médiocres que moi? Quand mes petits me demandent pardon en me serrant dans leurs bras je m’imagine qu’ils ont réalisé et ne réitéreront pas. Mais non, à la moindre frustration les mots fusent. J’ai toujours entendu que pour ELEVER un enfant au sens propre comme au sens figuré il faut le rendre autonome. Je m’y emploie corps et âme depuis leur premier pas. Pourtant aujourd’hui après des années à rabâcher les mêmes choses au quotidien, jour après jour, rien n’y fait. J’ai le sentiment de stagner. Je suis le méchant flic collé à leurs basques h 24 , sans arrêt à rouspéter et rappeler tous ces gestes qu’ils ne font tjrs pas d’eux même. Tantôt l’un tantôt  l’autre. Jamais une journée de bien-être complète. Je voudrais tellement ressentir à nouveau cette sensation de sérénité. Ne rien avoir à penser pour les autres, ne pas voir ce que l’on a rangé être dérangé dans la seconde, ne pas me dire que mes enfants se comportent  mal en société et que j´en suis responsable. Je voudrais ne pas appréhender l’heure des devoirs. Comme si mon combat de la mère fouettard ne suffisait pas, il faut supporter toutes ses langues de vipères à la science infuse. Vielles peaux de vaches qui estiment faire tellement mieux, jeunes cruches qui jugent en fonction du dernier ragot entendu, crétins qui se contentent d’un seul son de cloche. Toute une vie à essayer de passer inaperçu. Toute une vie à essayer de ne contrarier personne et… Finalement réaliser qu’on le veuille ou non que les gens vous critiquent  , vous jugent, vous cataloguent sans même vous connaître. Certains jours comme aujourd’hui après la bêtise de certaines personnes malveillantes cumulée à un énième caprice d’enfant j’ai le sentiment d’avoir échoué. D’être une mauvaise mère ,une mauvaise personne. Que quoi que je fasse ou dise ces altercations resteront toujours inévitables. Malgré le réconfort trouvé dans les mots rassurant de gens qui vous aime et vous valorisent la brèche est bien réelle et chaque jour je me dis que je m’enfonce un peu plus que la veille. Une autre mère que moi aurait probablement fait un meilleur travail avec mes enfants. Une meilleure compagne que moi comblerait peut-être plus son conjoint que je ne le fait, une meilleure personne que moi serait peut-être moins critiquable qui sait? Je suis fatiguée. Je réalise bien la chance qui m’est offerte de ne manquer de rien d’être en bonne santé ainsi que ceux qui me sont cher. Malgré tout je ne peux m´empêcher de me sentir médiocre. Ce soir je voudrais être ailleurs, seule, pourtant je sais que je ne voudrais pas d’une autre vie que celle qui est la mienne. Demain est un autre jour et peut-être que ce sera le bon, qui sait.

songessurpages @ 18 h 57 min
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Dis maman,comment tu m’aime?

Posté le Mercredi 10 octobre 2018

Voilà une question que vous m’avez posée bien souvent chacun votre tour et à plusieurs reprises.

Après une grosse dispute engendrant une grosse punition, « pardon maman, est-ce que tu m’aime? » Mon dieu OUI je vous aime mes amours! Malgré ma colère, malgré ma fatigue je vous aime. Vous savez me faire sortir de mes gonds en appuyant précisément sur le petit déclencheur qui émiette, lentement mais sûrement ma patience…C’est à ce moment précis que je réalise à quel point je vous aime de manière incommensurable , irrationnelle et inhérente même à mon être .

Ma grande fille toi qui ma fait devenir mère, le plus beau et le plus grand rôle de ma vie. Alors que chaque petits bonheurs de mon quotidien se reflète dans tes yeux voilà que tu dois faire un peu de place pour accueillir ton petit frère. Je vois se transformer 80cm de calme , de douceur et d’espiègleries en un petit diablotin qui soudain perd tous ses acquis. Mais n’ait pas peur que le bébé prenne ta place mon coeur. Il n’est pas de l’amour en moins à te donner. Il est du plus. Il est tellement plus. Il te regarde avec admiration , tu es sa grande sœur, son modèle et chaque fois qu’il pose le regard sur toi je sens cet amour fraternel indéfectible. Ma grande fille, comme je le comprends, tu es si belle.

Mon garçon, mon petit ange. Tu es si doux, si attentionné, si discret, je sens ton besoin de contact, de câlins et je n’ai de but que d’y répondre. Tu me vois comme la plus belle des femmes ,la meilleure des mamans, jamais je ne pouvais m’imaginer avoir autant de valeur aux yeux de quelqu’un. Comment pourrais-je ne pas t’aimer de la façon la plus pleine et entière qu’il soit! Je veux tout mettre en œuvre pour que tu sois heureux , je t’y pousserai jusqu’à mon dernier souffle.

Voilà mon petit ouragan. Ma chérie pleine de vie , indépendante, drôle , futée et toujours dans la recherche d’autonomie. Je suis si fière de toi. Tu sera présidente, astronaute, bûcheronne, cowboy! Tu peux tout faire ,tu n’as peur de rien, tu réponds présente chaque fois que les grands on besoin de toi. Je t’admire tant. Comment autant de réparti et de force de caractère peuvent se trouver dans un si petit corps! Alors oui malgré ton petit nez tout froissé quand le  caprice t’en dit je t’aime à la folie ,passionnément, éternellement.

Mes enfants vous pourrez me poser cette question aussi souvent que vous en ressentirez le besoin, je n’aurai de cesse d’y répondre irrémédiablement OUI! Vous êtes mon oxygène , mes joies et mes peines. Vous êtes mon envie d’ouvrir les yeux matins après matins. Quelque soit vos choix , je serai toujours là.

 

songessurpages @ 0 h 54 min
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….?

Posté le Mardi 9 octobre 2018

Garder l’esprit critique sans n’avoir que critiquer à l’esprit…

songessurpages @ 17 h 44 min
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Je ne t’ai jamais frappée

Posté le Samedi 6 octobre 2018

Tu es si populaire, si beau ,si fort. Je ne comprends pas pourquoi tu m’as choisi. Tu semble très respecté dans ton travail. Je vois les hommes jalouser la circonférence de tes bras. Je sais qu’il y a eu beaucoup de femmes avant moi. Je suis jeune, inexpérimentée, naïve, je déteste mon physique je ne suis pas sur de te mériter. Pourtant c’est bien toi qui m’as choisi.

Tu plaisante régulièrement sur tes « quatre heure » avec tes amis, tous adeptes  de ta passion pour le culte du corps .Toutes ces femmes que tu consomme comme des friandises quand le phallus te démange. Je suis submergée par l’angoisse à chacun de vos rires,  me demandant à quel point moi je compte plus que ces femmes? Suis-je un futur passe temps moi aussi? Parles tu ainsi de moi en mon absence? Tu as l’ air d’apprécier la vie de célibataire,  comment être sûr que tu ne les rappellera pas?  L’une d’elles est encore bien présente dans ta vie. Tous les midis elle est là au bar qui te sert de fief. Lorsque je te rejoints elle est assise à tes côtés et me regarde un sourire en coin avant de s’éloigner. Viens ce fameux soir en discothèque. Elle est là, ondulant sous les jeux de lumières, je me sens plus laide que jamais. Une vulgaire fourmi qu’on écrase sans même la voir. Tu passe la soirée à converser avec elle, je vois vos échanges de regards et sa façon de minauder. Je ne suis pas à la hauteur. Elle est plus belle, plus sûr d’elle et elle te connait certainement mieux que moi. Je fini par craquer et m’enfuir, lâche que je suis. A quoi bon lutter quand  le combat est perdu d’avance? C’est ce soir là, essuyant mes larmes que tu me diras je t’aime pour la première fois. Tu trouve les mots justes. Elle a un petit ami. Ils doivent déménager. Elle ne fera plus partie de ta vie. Tu es soudain si rassurant, si doux, si sincère.

Plusieurs de mes amies me mettent en garde. Plusieurs personnes me disent t’avoir vu en charmante compagnie, mais je te défends et te trouve des alibis. Tu connais tellement de monde et de par ton travail énormément de femmes c’est normal. Lors de nos balades dans la rue je rêve que tu prennes ma  main; que tu me présente aux personnes que l’on croise et avec qui tu discute. Mais non, je me contente de te suivre comme invisible. Quand j’évoque cette gène tu me rétorque très simplement être pudique.

Notre quotidien est rythmé du bourdonnement sourd te ton téléphone assailli de messages. Une adolescente apparemment un peu pommée et en recherche d’affection. Elle a déjà couché avec plusieurs de tes collègues et ne serait pas contre se rapprocher de toi. Voilà la description que tu m’en fait. Bien entendu je n’ai aucun soucis à me faire…

Une nuit ,vers deux heure du matin la sonnerie de ton téléphone retenti. Un ami à toi videur dans la « fameuse » discothèque t’appelle. Il est en difficulté et te demande de lui venir en aide. Tu pars tel un pompier répondant aux sirènes. Je tente désespérément de te joindre mais c’est avec ton répondeur je passe la nuit. Il est huit heure du matin quand tu rentre enfin. Je suis morte d’inquiétude; mais tu sais me rassurer et comme toujours trouver les bons termes. Je me sens stupide comme à chaque fois que j’ai des doutes. Je te demande pardon et culpabilise de t’obliger ainsi à te justifier.

Le week-end suivant j’apprends par des copines que cette nuit là tu es allé rejoindre cette fille qui était censée être sortie définitivement de ta vie. Elles étaient présentes ce soir là et t’on vu sur le parking t’éloigner avec elle dans les bras. Tu trouve les bons mots. Tu me démontre à quel point l’attitude de mes amies t’as porté préjudice. Tu es triste et te sens trahi, en colère et déçu de mon manque de confiance alors que de ton côté tu m’as menti ce soir là dans le seul but de me protéger. Je culpabilise.

Je vois de moins en moins mes amies. De toutes façon tu as raisons, chaque fois que je passe du temps avec elles ensuite nous nous disputons. Elles ne sont pas un bon exemple a suivre. Trop vénale, trop fêtardes, trop indépendantes, trop fainéantes ou dépensières, a chacune tu as su trouver une étiquette. Je dois me concentrer sur notre couple plutôt que de me laisser distraire pas toutes ces choses futiles. Je m’adapte à toi, mieux je me fonds en toi. Je me surprends à penser de plus en plus comme toi et même à réagir en miroir de tes actes.

Mon jour de repos est le jeudi. Il est inadmissible que je reste au lit alors que toi tu te lève pour aller au travail ce jour là. Ca t’insupporte. Mais moi j’ai besoin de dormir et puis après tu t’en va alors pourquoi me lever? Passer un peu plus de temps toute seule?

« Va fan culo!! » Voilà désormais ta phrase fétiche et systématique lorsque je ne suis pas à la hauteur de tes espérances. Tu me fais peur quand tu hurle ça. Tu me repousse brusquement dans ton énervement sans même te rendre compte que tu m’envoie valser comme une poupée de chiffon. J’ai le sentiment d’être un chien dont le maitre est sur le point de se débarrasser.

Je t’aime de façon passionnelle . J’ai mal de t’aimer. Tu m’as confié certaines blessures de ton passé dès le début de notre histoire. Je te vois comme un écorché vif. Un être blessé qui tel une bête sauvage ne se laissera pas approcher par n’importe qui. Je suis celle que tu as choisi pour t’aider, t’ accompagner, te réparer. Je suis celle capable de t’apaiser. C’est un sentiment qui me valorise. Je veux réussir. J’ai tant de peine pour toi.

L’appartement n’est pas assez propre a ton goût. Je suis passée à mi-temps alors la moindre des choses serait que je fasse la poussière de façon plus rigoureuse. Tu as raison d’être fâché contre moi. Je ne te mérite pas. Si je ne fais pas d’effort tu partira. Tu crie  si fort  que le son de ta voix résonne en moi durant des jours. Mais si je n’étais pas aussi minable tu ne monterai pas ainsi en pression.

J’essaie de m’améliorer. La maison est en ordre, le linge est à jour, la poussière à fais place nette  à des surfaces rutilantes. Je m’ efforce de préparer les repas en adéquation avec ton régime.

Tel un courant d’air tu vas, tu viens. Malgré des coupures de plusieurs heures je ne te vois pas durant tes pauses. Tu as mieux à faire que de passer du temps avec moi. Cinq minutes en voiture nous séparent pourtant tu semble si loin. Le soir après ton travail tu ne rentre pas directement ,un dernier verre avec tes potes; je dors quand tu arrive enfin. Les week-ends ne sont pas l’occasion d’un temps à deux car nous le partageons avec ton meilleur ami, systématiquement.

Un an passe. T’aimer me fais souffrir, j’ai le sentiment d’avoir échoué. Tu m’as fais l’honneur de me choisir et je suis tellement insipide que je n’arrive pas à te donner envie de passer du temps avec moi.

Tu me quitte.

Durant une semaine je suis en chute libre. Mon cœur a éclaté. Chaque jour tu te rappelle à moi. Tu viens me rendre visite sur mon lieu de travail, m’envoie des messages… Tu me parle d’une fille rencontrée à ton travail et que tu as invité la veille au restaurant. Je m’effondre, je voudrais que tu me laisse.

Tu finis par revenir. Tu m’as blessée. Je t’aime mais dorénavant je refuse de rester si docile. J’exige que tu m’accorde du temps, plus de « va fan culo!! »,plus de sms à toutes heures du jour et de la nuit.  Je veux savoir que j’existe que tu me présente aux personnes que nous rencontrons dans la rue. Je veux une vraie place dans ta vie.

Nous semblons avoir trouvé un rythme de croisière. Nous nous isolons dans une bulle ou seule notre famille fait encore régulièrement partie de nos contact. De façon très sporadique quelques rares amis. Le monde extérieur m’importe peu. Tu suffis à remplir ma vie. Malgré tes colères un peu excessives et tes insultes à chaque anicroches dans notre histoire je n’imagine pas ma vie sans toi.

Je suis plaquée dos au mur. Ton visage est déformé par la colère. Tes yeux sont noirs amplis de haine. Je sens le souffle de chaque mots que tu prononce. Tu es si prés. Je suis vissée contre ce mur froid et dur ,paralysée par la peur et l’incompréhension. Un coup de poing a dix centimètre de ma tête sonnera le point final de ce moment surréaliste.

Nous nous marions. Bien sûr ce n’est que pour me faire plaisir par conséquent les conditions sont posées. Tu ne participera pas à quoi que ce soit! Tu respect tes dires a la lettre et ne te donne même pas la peine de dormir avec moi pour notre nuit de noce…

Nous devenons parents. Je ne travaille qu’à mi-temps car les frais de nourrice serais trop élevés. De plus entre tes horaires et les miens les journées de notre bébé serait interminables. Tu me dis souvent qu’aux vues de ton ancienneté tu gagne bien mieux ta vie que je ne pourrais le faire pour un  nombres d’heures équivalent. Il est donc tout à fait justifié que je reste à mi-temps. Les jours filent à toute allure, notre bébé , le ménage, les courses , la paperasse administrative , le travail.. .je ne m’ennuie pas.

Lorsque je te tiens tête tu fais en sorte de m’obliger à entendre ce que tu as à dire. Telle une araignée emprisonnant une mouche dans sa toile je suis prise dans l’étreinte de tes bras. Je croyais qu’ils avaient pour rôle de me protéger pas de m’emprisonner.  Fréquemment  tu me quitte.

« Tu ne retrouveras jamais un mec aussi bien conservé que moi à mon âge, je te le dis tu as de la chance de m’avoir!! »

Tu prends la voiture , disparais me laissant seule dans le doute le plus total. Je pleure et te supplie à ton retour. Notre enfant et moi même sommes dépendants de toi.

Je suis enceinte pour la seconde fois. Cette grossesse était un choix commun, pourtant lorsque je te l’annonce ta réaction me semble si égoïste :   « Et bien déjà que tu t’occupais plus beaucoup de moi qu’es que ça va être maintenant ?»

Je suis enceinte de 7 mois et c’est aujourd’hui que commencera la fin de notre histoire .

Tu ne pense qu’à toi, ne vois que toi. Tes complaintes ,ta fatigue ,tes colères, tes entrainements, ton régime. Autant de facteurs qui nous éloignent. Notre fille et moi même te dérangeons. Ma grossesse te laisses totalement indifférent. Ni empathie, ni soutient. Je suis soudain mère célibataire mariée! Notre deuxième enfant vient au monde. Tu ne supporte pas de venir me rendre visite à la maternité . Ne pouvant me mouvoir comme je le souhaiterai, j’ aurai cependant besoin de ton soutient. Il y a des travaux c’est trop bruyant tu as besoin de repos. Je me contenterai de visites éclair. Pourtant ma mère vient passer la semaine avec toi afin de te soulager du ménage et de garder notre fille quand tu es au travail. A chacune de tes visites tu es irascible et impatient de partir t’entrainer ou te reposer. J’apprends lors de la visite d’ un couple d’amis que tu me ment sur ton emploi du temps. Je regarde mon bébé et je ne peux m’empêcher de m’effondrer tant je ressens ton rejet de nous. Je l’aime tellement. J’ai le sentiment de devoir l’aimer pour deux. Il est inintéressant pour son père, à cinq mois tu n’as encore pas changé une seule fois sa couche. Les pleurs de ce petit être dont tu es aussi à l’origine t’insupportent. Je te revois agrippé sur la main courante du parc lui hurlant :  » ferme ta putain de gueule sinon je vais te tuer!! »

Je te déteste ,tu me dégoutes. Où est l’homme que j’aime?

Tu es de bonne humeur, nous retrouvons les fous rires qui remplissent la maison de légèreté. J’ai espoir.

Les disputes reviennent telles des boomerangs acharnés revenants inéluctablement à leur lanceurs. Je me sens tellement seule. Nous pourrions de temps en temps aller au cinéma , restaurant, ou même en vacances? Je suis dépensière , vénale, capricieuse. Une éternelle insatisfaite. Je te harcèle des mois durant pour être sûre d’avoir un cadeau pour noël et mon anniversaire. J’ai trop pleuré à nos débuts espérant pour rien. Dorénavant je prends les devants. Nous pourrions aller marcher tous ensembles, mais… tu n’aime pas ça. Je voudrais que nous fassions des sorties en famille, mais… entre tes horaires d’entrainement et de repas c’est impossible.  Je voudrais aller aux fêtes foraines, feux d’artifices, parcs animaliers ,mais… c’est encore des dépenses inutiles et de toute façon tu n’aime pas ça. Bien sûr j’insiste et de temps en temps j’arrive a obtenir gain de cause. Je veux me convaincre que tu es un super papa. Un bon époux. Je refuse de m’être trompée.

Les enfants sont parfois difficiles. Je me surprends à crier la première, je prends les devant pour punir ou gronder. Je préfère que ce soit moi que toi. J’ai parfois peur que tu ne les aime plus ou que tu puisse leur faire mal. Tes mots sont si durs , si violents. Je deviens colérique à mon tour et je sens un climat d’implosion sous jacente qui s’installe dans notre foyer. Je travaille un peu plus, malgré tout l’argent que je rapporte à la maison reste insignifiant à tes yeux. Je me sens terriblement seule dans mon couple. Lors de nos disputes, tes menaces de me quitter résonnent de moins en moins en moi. Je me revois te suppliant à genoux, je ne veux plus faire ça.

Je n’est aucun loisirs, impossible il faut garder les enfants. De temps en temps je pars marcher avec une amie ou seule, là encore jamais sereine car l’œil sur la montre sous peine de mauvaise humeur voir même d’une explication en rentrant.

Je ne veux plus prendre la pilule, je l’ai longtemps prise et j’ai peur des effets à long terme.  Le cancer de ma mère me fais réfléchir. Je dois me renseigner sur d’autres moyens de contraceptions et je ne trouve jamais le temps de prendre rendez-vous . Tu n’aime pas les préservatifs, lors de notre tout premier rapport je me souviens t’avoir dis non à l’époque car nous n’en n’avions pas, tu as insisté, très lourdement, j’ai cédé. Tu feras l’effort quelques rares fois d’en porter car il est hors de question pour toi d’avoir un troisième enfant. Finalement tu promets simplement de faire attention de te retirer à temps car les préservatifs c’est vraiment pas ton truc. Je suis inquiète pour les MST car depuis toujours j’ai des doutes sur ta fidélité. Textos tendancieux, incohérences dans tes propos et emploi du temps, sans parler de quelques personnes me laissant entendre que j’ai raison de douter. Mais je n’ai pas envie d’y croire. Moi je rêve d’un autre enfant. Etre mère est ce qu’il m’est arrivé de  plus beau dans la vie. Je ne m’en cache pas et te préviens à chaque rapport , je n’avorterais pas,  fais donc attention ou accepte de mettre un préservatif. Après tout pourquoi la contraception ne serait-elle qu’une affaire de femme?

Je suis enceinte. Tu me dis d’appeler immédiatement mon gynéco pour avorter. Tu n’en veux pas. C’est ma faute. Toi tu es sûr d’avoir fait attention. Je ne peux pas vivre avec un avortement sur la conscience. Nous avons un travail tous les deux, nous sommes mariés et propriétaires. Nous avons la chance d’être en bonne santé. Pourquoi avorter. Je prends rendez vous chez mon gynécologue. Mon cycle menstruel est anarchique ce qui fait que je suis déjà trop avancée dans la grossesse pour un avortement médicamenteux. La seule solution est une interruption de grossesse par aspiration. Anesthésie générale et risque important sur un utérus bi- cicatriciel( deux césariennes). Malgré ces explications tu exiges que je mette fin à cette grossesse. Tu passe plusieurs semaines à ne pas ou peu m’adresser la parole. Tu me regarde avec colère et dégout ou m’ignore purement et simplement. Alors que nous devrions être plus proches que jamais une fois encore je suis seule dans mon couple et t’aimer engendre une douleur insoutenable que je subi jusqu’au plus profond de mes entrailles. Je commence à réaliser que je peux vivre sans toi, mais je ne vivrai pas sans eux…

Comme toutes les familles nous traversons des épreuves ou le soutien de l’autre est indispensable. Une fois de plus je suis seule à me battre. Je gère entièrement seule la logistique de la maison , les enfants et tout ce qui les concernes, les comptes etc… Je réalise chaque jours un peu plus que je porte notre famille à bout de bras. Sans reconnaissance, ni amour , ni fierté de ta part envers moi.

Quand je me regarde dans tes yeux je ne vois qu’un corps qui t’excite. Une plante verte décorative. Un pantin que tu bloque au sol ou au mur le temps d’être sur d’avoir été bien entendu. Un acquis comme un autre.

C’est la goutte de trop. Une fois de plus tu me jette confient:  » et bien on à cas en rester là, puisque c’est comme ça trouves en un autre ».

Pour la première fois je ne ressens rien. Ni peur, ni peine, ni colère. Je suis épuisée par notre relation. J’ai le sentiment d’être enchainée à une ancre qui m’emporte vers des abîmes et que soudain quelqu’un vient de rompre la chaine qui m’y reliait.

J’acquiesce ta décision, stoïque.

S’en suivra une descente aux enfers qui me mènera malgré tout à me libérer de ton emprise.

Tu ne m’as jamais frappée c’est vrai…

songessurpages @ 18 h 19 min
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Y a t’il toujours des réponses?

Posté le Jeudi 20 septembre 2018

Chaque jours son lot d’interrogations .Chaque nouvelle relation amoureuse ses remises en question. Comment sait-on que nos choix sont les bons? Comment sait-on que nous avons réellement évolué? D’ailleurs sommes nous vraiment prêts a cette évolution?

Rester sur ses acquis voir même retomber dans ses vieux travers ne serait-il pas plus simple ,presque sécurisant car finalement quoi de plus rassurant que ce que l’on connais déjà. Après de longues histoires nous nous  promettons de ne plus jamais se faire avoir, d’être plus clairvoyants .Je crois qu’après un certain nombre d’échecs nous sommes capables d’y arriver. Hélas lorsque nous réussissons à nous ouvrir à d’autres types de relations et que nous semblons avoir trouvé la perle rare, » LA » vraie question se pose alors. Sommes nous prêts?

_Suis je aimable au sens large du terme?_ Après avoir vécu seuls ,trouvé un rythme qui nous convienne sans avoir à se soucier de l’autre. Alors que nous maitrisons notre quotidien réglé au millimètre par nos envies et besoins, comment accorder une place à l’être aimé fraichement débarqué dans notre vie?

L’amour est une force certes mais il est aussi une faiblesse. Quand nous vivons seuls nous apprenons à être forts quoi qu’il arrive faire face à l’adversité n’est pas un choix mais une nécessité. Une personne célibataire ne délègue pas au quotidien elle ne baisse pas les armes en se disant qu’elle peut se reposer sur quelqu’un. Une fois en couple nous ouvrons l’armure qui pesait si lourd, nous acceptons de revoir certains principes,nous serrons parfois les dents et acceptons des situations qui autrefois nous auraient révoltées. Aimer c’est accepter de laisser entrevoir notre âme, nous mettre à nu et nous exposer tel que nous sommes en tant être . L’union rend plus vulnérable.

Je crois que l’être humain étant grégaire, est programmé pour vivre en couple. Ne serait-il pas possible alors de trouver des modes de vie adaptés à chacun? Sous le même toit que lorsqu’on le choisi, ou bien peut-être des maisons scindées permettant à chacun son espace propre. Mais alors la notion de famille existerait-elle encore?

Tout le monde cherche des réponses. Il faut peut être arrêter de chercher, lâcher prise quelques instants pour espérer entrevoir une solution qui nous convienne et qui nous soit propre.

 

songessurpages @ 21 h 23 min
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lettre à mes amours

Posté le Vendredi 23 mars 2018

Vous avez embelli ma vie ,intensifié chaque seconde de mon existence. Je sais qu’aujourd’hui vous n’avez aucune idée de tous les combats que j’ai menés et que je mènerai pour vous. Depuis l’instant même ou j’ai appris votre présence au creux de mon ventre je n’ai de cesse de chercher ce qui vous rendra heureux. Il y a tous ces moments où je culpabilise d’avoir perdu patience et toutes ces choses que j’aimerai vous offrir et dont je n’ai pas les moyens. Je tente alors de compenser autrement ,de trouver le moyen de revoir ces sourires qui illuminent vos visages et remplissent mon être d’un bonheur à l’état pur. Tantôt tiraillée par l’envie de vous protéger,et tantôt par mon devoir de vous pousser à être autonome. Il m’arrive d’avoir envie de me décourager quand parfois je vois la colère et les reproches sur vos bouilles toutes chiffonnées,mais je reste malgré tout stable sur mes positions quitte à ce que vous puissiez parfois me détester . Les rendez vous chez les différents professionnels de santé,les devoirs,les taches quotidiennes que je vous impose…Toutes ses contraintes sont autant de cordes que je mets à vos arcs.J’ai déjà du prendre bien des décisions difficiles pour vous protéger mes amours.Je vois jours après jours les bienfaits de ces choix. Je fais parfois fausse route et bien sûr j’ai régulièrement tort. Mais je sais que mes erreurs sont autant d’ opportunités d’avancer mieux encore. Je ne cesserai jamais de me remettre en question dans l’espoir de toujours faire plus pour vous. J’ai l’espoir qu’ un jour dans vos vies d’adultes vous saurez reconnaître a qu’elle point toutes ces frustrations vous ont forgées. Je veux le meilleur pour vous, mais les sommets demandes d’être gravis dans l’effort. Je serait votre ligne de vie durant votre ascension je vous en fais la promesse quoi qu’il arrive. Je vous aime de la façon la plus déraisonnable qui soit, je vous aime sans limite et sans condition. Un jour vous comprendrez ,un jour vous transmettrez ces valeurs et ce jour là ma vie aura pris tout son sens.

songessurpages @ 14 h 19 min
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Conflit ,parler ou bien se taire…

Posté le Dimanche 28 janvier 2018

Il est certains jours ou nous naviguont en eau trouble. Il est des conversations que l’on ne peut pas tenir car parfois les mots manquent. Il n’y a tout simplement pas de réponse. Quand l’autre exige des réponses que soit même on ignore… que dire? Quand on sait pertinemment que la réponse sera bien plus dévastatrice que le silence. Que faire? Faut-il toujours chercher le dialogue ? Quand on est perdu comment peut-on éclairer quelqu’un d’autre ? Il se peut que la colère soit passagère , qu’on le sache et qu’il nous faille un peu de temps pour digérer mais si en face c’est l’oppression, le dilem ,la mise au pied du mur ,alors je crois que c’est à ce moment là que les mauvais choix se font.Parfois il est essentiel de respecter le silence de l’être aimé et d’attendre simplement que l’orage passe.

songessurpages @ 0 h 54 min
Enregistré dans réflextion
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